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Communiqués de presse

Le 26 mars 2008
Ouverture officielle de la 50e saison de navigation de la section Montréal-Lac Ontario

Écluse de Saint-Lambert (Québec) - Merci beaucoup Dick (Richard Corfe, président et chef de la direction de Corporation de Gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent).

Honorables invités,

Mesdames et messieurs, bonjour!

C’est un honneur et un plaisir pour moi de représenter aujourd’hui la Canada Steamship Lines à cette cérémonie d’ouverture de la 50e saison de navigation de la section Montréal-Lac Ontario de la Voie maritime du Saint-Laurent. J’aimerais profiter de cette occasion pour féliciter Dick Corfe et Terry Johnson et souligner leur contribution ainsi que celle de leurs équipes respectives.

La célébration d’aujourd’hui est un hommage à leur organisation et en particulier à leur leadership. Ce qu’ils ont réussi à accomplir individuellement et ensemble est tout simplement remarquable et, grâce à leurs efforts combinés, la plus formidable voie navigable en Amérique du Nord a maintenant un avenir des plus prometteurs. Toute la communauté maritime, notamment la Canada Steamship Lines, leur est reconnaissante des efforts qu’ils déploient continuellement en matière de modernisation, d’efficience et de vision, et d’avoir réussi à convaincre leur gouvernement respectif de la valeur de la Voie maritime du Saint-Laurent et du transport maritime.

La nouvelle structure tarifaire est un excellent exemple de pensée proactive. En adoptant cette approche novatrice, ils ont pris les mesures nécessaires pour attirer davantage de fret et offrir une structure tarifaire concurrentielle aux expéditeurs et aux transporteurs. C’est un moyen concret de soutenir le transport maritime sur courte distance dans notre système et une manière appropriée de concurrencer les autres modes de transport.

Quand il est question de la valeur de la Voie maritime du Saint-Laurent et du transport maritime, je suis tout simplement surpris que la voie de navigation la plus respectueuse de l’environnement au monde ne soit utilisée qu’à 60 %. Dans le monde d’aujourd’hui où l’écologie, l’environnement et la durabilité sont des sujets de préoccupation et de discussion constants, pourquoi la Voie maritime du Saint-Laurent et le transport maritime ne sont-ils pas encore reconnus comme l’alternative la plus appropriée?

Les statistiques ont prouvé au-delà de tout doute raisonnable que le transport maritime est le mode de transport le plus efficace compte tenu de sa production limitée de gaz à effet de serre et d’émissions et de ses résultats exemplaires en matière de sécurité. Pourtant, tout ce que nous voyons dans les médias des deux côtés de la frontière ce sont des articles et des initiatives qui préconisent la fermeture du Canal Welland ou de rendre le transport maritime si coûteux qu’il finira par disparaître.

Malgré tout le respect que j’ai pour les groupes environnementaux, il faut dire qu’ils ont oublié quelque chose de très important - c’est qu’en matière d’environnement, tout changement doit être durable. Il est très facile de critiquer sans offrir de solutions de rechange ou d’affirmer des choses sans qu’elles soient étayées par des recherches scientifiques rigoureuses. Au fil des ans, le transport maritime a été une cible facile, car nous n’avons pas fait assez d’efforts pour nous défendre. Nous pensions que tôt ou tard, la vérité finirait par surgir.

Un exemple de ceci est le lobby qui prône le remplacement du fioul marin par du diesel ou du mazout léger pour réduire les émissions de soufre. On peut supposer qu’avant de faire cette recommandation une analyse a été faite pour évaluer l’impact d’un tel changement et ses effets à long terme. CSL a fait cette analyse et les résultats sont sidérants.

Ce changement augmenterait nos coûts de carburant de 28,8 millions de dollars par an, augmentation qui serait inévitablement répercutée sur nos clients et, en fin de compte, sur les consommateurs. Il entraînerait également un changement modal, car les cargaisons qui sont actuellement transportées par les navires le seraient par train et par camion.

Voici les faits : si 10 % des cargaisons devaient être transportées par d’autres modes que par bateau, 10 % le seraient probablement par camion et 90 % par chemin de fer, ce qui réduirait les émissions de soufre de 1 559 tonnes par an, mais augmenterait les émissions de nitrogène, de gaz à effet de serre et de matières particulaires de 40 989 tonnes par an.

Un changement non durable est une alternative bien pire, mais le mal serait fait. Je pourrais continuer pendant des heures et vous donner des exemples de changements non durables proposés par diverses organisations.

Je suis peut-être utopiste, mais au lieu d’essayer de tuer le transport maritime qui, on le sait, est le mode de transport le plus écologique, pourquoi n’essayons-nous pas de travailler ensemble pour l’améliorer? Pourquoi ne pas appuyer l’industrie du transport maritime dans ses efforts pour convaincre le gouvernement fédéral canadien de lever les droits d’importation archaïques et punitifs de 25 % imposés sur les nouveaux navires fabriqués dans les chantiers navals d’Asie et importés au Canada? Les compagnies de transport maritime canadiennes pourraient ainsi renouveler leurs flottes de navires vieillissants et les remplacer par des bâtiments modernes à la fine pointe de la technologie. Non seulement cela permettrait de réduire fortement nos émissions et les impacts sur l’environnement, mais créerait également des emplois pour les Canadiens pour de nombreuses années.

Un même problème – réduire les émissions
Une solution différente – construire de nouveaux navires
Un résultat différent - durable

La bonne nouvelle c’est que l’industrie du transport maritime a commencé à réagir. En octobre 2007, nous avons lancé dans la ville de Québec l’initiative ALLIANCE VERTE, qui est la politique environnementale volontaire de l'industrie maritime du Saint-Laurent et des Grands Lacs. Terry Johnson, moi-même, et Lawrence Pathy de Fednav, sommes coprésidents de l’Alliance verte.

Cette politique s’appuie sur des normes très élevées et elle est unique en ce sens qu’elle s’applique non seulement aux navires, mais également aux ports et aux terminaux, une première en Amérique du Nord.

Ce qui est essentiel et primordial, c’est que cette politique a reçu l’appui unanime de toutes les associations qui représentent plus de 500 compagnies qui utilisent le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs.

Le succès de cette politique environnementale réside dans le fait qu’elle demande une mobilisation et une coopération à tous les échelons. Avec la détermination des dirigeants et des employés qui oeuvrent dans le secteur maritime, la collaboration des syndicats, l’appui de nos leaders gouvernementaux et des décideurs, et avec les analyses critiques et l’expertise des groupes environnementaux, nous sommes convaincus que notre politique fera une différence et qu’elle nous permettra de réduire les impacts environnementaux de l’industrie maritime pour le bien-être des générations futures.

Aujourd’hui, je suis très fier de pouvoir dire que depuis le lancement de l’Alliance en octobre dernier, 40 compagnies qui représentent plus de 50 % des activités maritimes dans le corridor Saint-Laurent-Grands Lacs, se sont jointes à nous. Nous avons un plan environnemental et nous déterminons actuellement notre empreinte environnementale. Nous appliquons déjà des pratiques exemplaires et nous nous sommes dotés d’un cadre de travail pour favoriser l’amélioration continue.

Nos objectifs pour 2008 sont les suivants :

Améliorer notre performance en établissant nos empreintes et en nous soumettant à une vérification externe.

Bâtir des relations solides en augmentant le nombre de nos membres.

Mieux faire connaître les activités de l’industrie et ses avantages environnementaux.

Une industrie maritime responsable et avant-gardiste, consciente des défis à relever, fera indéniablement partie intégrante de la solution qui est de protéger un des biens les plus précieux de notre continent, le corridor Saint-Laurent-Grands Lacs.

Je souhaite donc une merveilleuse saison à la Voie maritime du Saint-Laurent et une année clémente et prospère pour tous les bateaux qui empruntent le système Saint-Laurent-Grands Lacs.